Une belle et courte expérience en Chine pour Geneviève Gouin

©Photo 2M.Media – Mario Beauregard

 
 

Un texte de Sylvain Lamarre

Le Courrier de Laval

 

HOCKEY FÉMININ. Si quelqu'un avait raconté à Geneviève Gouin que son travail d'arbitre la mènerait un jour en Chine, elle ne l'aurait jamais cru. Elle vient pourtant d'ajouter cette corde à son arc.

 

L'athlète de 21 ans de Sainte-Dorothée a vécu des moments de pur bonheur au début du mois de décembre en se rendant en Asie comme juge de lignes.

 

Depuis quatre ans, elle œuvre au sein de la Ligue canadienne de hockey féminin (CWHL).

 

Très court, le voyage d'une fin de semaine n'était vraiment pas axé sur le tourisme. L'expérience a tout de même été grandement appréciée. «Ce fut mémorable comme voyage, avoue Geneviève Gouin qui officie également des parties de hockey mineur masculin et féminin dans la région de Laval. Bien entendu, il y avait la barrière de la langue. J'ai bien aimé cette culture très différente de la nôtre. Nous avons été reçues comme des reines.»

 

Un grand respect

Elle a surtout apprécié le grand respect de ce peuple. «Au Canada, les officiels sont vus comme des méchants. Ils ne sont pas aimés. On crie souvent après nous. En Chine, nous sommes respectés.»

 

Le hockey féminin prend de l’expansion. D'ailleurs, deux formations de la Chine, le Red Star de Kunlun et les Rays de Vanke, ont fait leur entrée au sein de la CWHL, où évoluent les Canadiennes de Montréal.

 

Pékin sera d'ailleurs l’hôte des Jeux olympiques d’hiver en 2022. La création du Red Star, qui a signé un contrat de cinq ans cet été avec la CWHL, semble s’inscrire dans une démarche pour préparer l’équipe nationale et mousser la popularité du hockey en Asie.

 

Influencé par son frère

C'est son frère Olivier, qui participera aux Jeux olympiques en Corée du Sud comme arbitre au hockey masculin, qui lui a donné la passion de l'arbitrage.

 

«Olivier m'a transmis sa grande passion, avoue-t-elle. Il prend beaucoup de temps pour moi. Il me donne souvent des conseils. Il vient me voir même quand j'arbitre de petites catégories. Bref, c'est mon idole, mon mentor.»

 

 

Future policière

Geneviève a amorcé sa deuxième année en Techniques policières au Collège Ahuntsic en septembre dernier. Elle considère que son travail comme officiel l'aide grandement dans ses cours. «Quand nous faisons des simulations, je prends souvent des exemples vécus comme arbitre, raconte-t-elle. Comme officiel, j'ai un rôle d'autorité. Je dois faire respecter les règlements, assurer la sécurité des joueurs. Ça me donne confiance en moi.»

 

Jeux olympiques de 2022

Détentrice d'un grade 4 d'arbitre, la femme au chandail rayé aimerait être à nouveau en action au prochain Championnat canadien de hockey féminin des moins de 18 ans qui se tiendra à Red Deer, en Alberta. Elle avait pris part à la dernière classique nationale, en novembre à Québec. Il s'agissait de sa première assignation de Hockey Canada.

 

«J'ai beaucoup voyagé, moins que mon frère. Je souhaite encore le faire et pourquoi pas une autre visite en Chine», termine Geneviève Gouin, qui aimerait suivre les traces de son grand frère. Qui sait, les deux pourraient peut-être arbitrer et représenter le pays aux Jeux olympiques de 2022, à Pékin.

 

 

Un texte de Sylvain Lamarre

Le Courrier de Laval

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